Je n’ai pas eu de relation depuis deux ans. Deux ans sans attendre de messages, sans organiser de rendez-vous, sans devoir partager mes pensées à voix haute. Et pourtant, je ne me sens pas seule. Pas comme je pensais que je me sentirais. Après ma rupture, je m’étais imaginé des soirées vides, des week-ends trop longs, des silences qui oppressent. Mais la vérité, c’est que je me suis trouvée bien, incroyablement bien, dans cette solitude.
Au collège, au lycée, il y avait toujours quelqu’un. Un garçon à qui l’on prêtait des espoirs. Je croyais que la solitude signifiait un vide, une absence, un désespoir même. Et puis j’ai découvert autre chose : la solitude amoureuse n’est pas un manque. Elle est un espace où l’on apprend à se connaître, à s’écouter, à respirer sans compromis. Chaque instant où je n’ai personne à mes côtés est devenu un temps de repos, un moment pour moi, un moment pour comprendre ce que je veux vraiment, ce que je ressens, ce qui m’importe.
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