C’est la première fois qu’elle vit, vraiment.
La première fois qu’elle se permet d’exister autrement que pour les autres.
Et quelque part, c’est aussi la première fois que je la regarde comme une femme - pas seulement comme ma mère.
On n’a pas commencé du bon pied, toutes les deux.
Je suis entrée dans sa vie trop fort. Elle faisait de son mieux, mais je crois qu’elle ne se sentait pas prête, pas à la hauteur. C’était trop pour elle, trop grand, trop lourd.
Et moi, j’ai grandi avec ce trop-plein entre nous.
Cette distance qu’on ne savait pas nommer.
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