Quatrième voyage solo.
Je crois qu’à chaque fois, l’angoisse du départ repose plus ou moins sur les mêmes choses. Je ne me sens jamais vraiment prête à passer du temps seule. À passer autant de temps avec moi. Pour mes premiers voyages, quatre ou cinq jours, ça allait. Trois semaines, c’est différent. Je pars rarement aussi longtemps, et partir aussi loin, dans un pays où tout est différent de ce que je connais, ça veut aussi dire accepter de lâcher prise. Perdre un peu le contrôle. Accepter de ne pas savoir exactement comment les choses vont se passer, de ne pas pouvoir rentrer facilement si ça ne va pas, de devoir me débrouiller avec moi-même.
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